Se former tout au long de la vie
Le Département de Formation Permanente de l’UFR d’Études psychanalytiques (ex-Sciences Humaines Cliniques) de Paris Diderot propose une offre variée de formations qui permettent de faciliter le retour en formation pour un large public, selon différents dispositifs.
Vous trouverez ci-dessous quelques informations pour :
- les SALARIÉS
- les DEMANDEURS d’EMPLOI
- les TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS, PROFESSIONS LIBÉRALES
- les INTERMITTENTS du SPECTACLE
- les CONTRATS de PROFESSIONNALISATION
Des compléments d’information sur le site Formation et orientation
SALARIÉS
Plans annuels de formation des entreprises, DIF, CIF, contrats de professionnalisation, sont autant de chances possibles pour se réorienter ou revenir sur les fondamentaux théoriques.
Notre Département offre des formations diplômantes, qualifiantes, et s’occupe également de l’accompagnement des candidats à la reprise d’étude (LMD) financée dans le cadre d’un congé individuel de formation ou d’un plan de formation d’entreprise.
Le Congé Individuel de Formation : CIF
« Le congé individuel de formation (CIF) est le droit de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix. Pour en bénéficier, le salarié doit remplir certaines conditions et présenter sa demande à l’employeur, selon une procédure déterminée. Le salarié peut bénéficier, également sous certaines conditions, d’une prise en charge de sa rémunération et des frais liés au congé de la part de l’organisme paritaire collecteur agréé au titre du CIF (OPACIF) ou encore d’organismes dont la compétence est limitée à une entreprise ou un groupe d’entreprises (AGECIF) ».
(source : Ministère du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité).)
A savoir
⇒ Tout salarié, qui en remplit les conditions, peut accéder à un congé individuel de formation (CIF), quel que soit l’effectif de l’entreprise.
Quels sont les objectifs du congé individuel de formation ?
⇒ Le CIF permet à tout travailleur, au cours de sa vie professionnelle, de suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation, indépendamment de sa participation aux stages compris dans le plan de formation de l’entreprise.
⇒ Sauf accord sur une durée plus longue, l’absence ne peut être supérieure à un an pour un stage à temps plein ou à 1 200 heures pour un stage à temps partiel.
⇒ Ce congé permet également de préparer et de passer un examen.
Qui peut bénéficier d’un congé individuel de formation ?
Tout salarié peut accéder à un congé individuel de formation, quels que soient l’effectif de l’entreprise et la nature de son contrat de travail. Une condition d’ancienneté est nécessaire : 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l’entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés). Un délai de franchise entre deux CIF doit être respecté. Sa durée, qui dépend de celle du précédent congé individuel de formation, ne peut être inférieure à 6 mois ni supérieure à 6 ans."
La Formation hors temps de travail : FHTT
La formation hors temps de travail (FHTT ) offre à tout salarié en contrat à durée indéterminée (CDI )la possibilité de concrétiser son projet professionnel
ou personnel en suivant une formation de son choix, indépendamment de celles prévues au plan de formation de l’entreprise. Ce dispositif, issu de l’article 10 de la loi sur la formation professionnelle du 24 novembre 2009, offre la possibilité d’obtenir le financement d’une formation en dehors du temps de travail. Ainsi, la formation hors temps de travail peut être complémentaire de la validation des acquis de l’expérience ou au congé individuel de formation pour financer des modules non obtenus ou des préparations de concours d’entrée en formation.
Plus d’informations
Le droit individuel à la formation : DIF
Le DIF a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures.
⇒ L’initiative d’utiliser les droits à formation ainsi acquis appartient au salarié, mais la mise en œuvre du DIF requiert l’accord de l’employeur sur le choix de l’action de formation.
⇒ La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l’employeur selon des modalités particulières.
⇒ Le DIF étant un droit reconnu au salarié, celui-ci est libre ou non de l’utiliser. S’il décide de ne pas l’utiliser, il ne peut pas demander de compensation financière à son employeur au titre des heures acquises et non utilisées.
Qui peut bénéficier du DIF ?
⇒ Les salariés en contrat de travail à durée indéterminée ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise.
⇒ Ce droit leur est ouvert qu’ils soient employés à temps complet ou à temps partiel. Dans ce dernier cas toutefois, la durée des droits acquis au titre du DIF est calculée au prorata de leur durée de travail.
Pour le calcul des droits ouverts au titre du DIF, la période d’absence du salarié pour un congé de maternité, d’adoption, de présence parentale ou pour un congé parental d’éducation est intégralement prise en compte.
Les salariés en contrat à durée déterminée (voir « Dispositions spécifiques aux salariés en CDD » ).
Sont en revanche exclus du DIF, les apprentis ainsi que les salariés en contrat de professionnalisation.
A combien d’heures de formation ouvre droit le DIF ?
Au titre du DIF, les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) travaillant à temps complet ont droit, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, à 20 heures de formation minimum par an (cumulables pendant 6 ans soit 120 heures au maximum). Ceux qui sont employés à temps partiel acquièrent un crédit d’heures calculé au prorata de leur durée de travail. Ainsi, par exemple, un travail à mi-temps ouvrira droit à 10 heures de formation par an.
La mise en œuvre du DIF
Elle relève de l’initiative du salarié, en accord avec son employeur.
⇒ La demande du salarié
La loi ne précise pas les modalités de la demande. En toute logique, elle doit s’effectuer par écrit en indiquant les informations nécessaires à l’employeur pour qu’il se prononce sur cette demande (formation envisagée, durée…). Aucun délai n’est prévu par la loi pour formuler la demande, mais le salarié doit s’y prendre suffisamment à l’avance sachant que l’employeur dispose d’un délai d’un mois pour répondre. D’ailleurs, des accords collectifs peuvent prévoir des délais pour présenter cette demande.
⇒ La réponse de l’employeur
L’employeur doit donner son accord sur le choix de l’action de formation. Il dispose d’un délai d’un mois pour répondre au salarié qui a sollicité son accord pour exercer son droit au titre du DIF. L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation du choix de l’action de formation proposée par le salarié.
Pour éviter toute contestation sur les délais, il semble préférable que la demande du salarié s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception.
Face au refus de l’employeur, le salarié ne dispose d’aucun recours sauf celui de réitérer sa demande ultérieurement (il existe toutefois des dispositions particulières en cas de rupture du contrat de travail, voir ci-après). Si le désaccord persiste pendant deux exercices successifs, le salarié peut déposer sa demande dans le cadre du congé individuel de formation (CIF). […]
Le choix de la formation
Des actions de formation prioritaires peuvent être définies par accord collectif d’entreprise ou de branche ou par accord interprofessionnel. Le salarié peut alors choisir une formation parmi celles-ci, bien que ce ne soit pas une obligation.
⇒ A défaut d’un tel accord, les actions de formation accessibles au titre du DIF sont les actions de promotion (celles permettant d’acquérir une qualification plus élevée) ou d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances.
→ Le choix de l’action de formation mise en œuvre dans le cadre du DIF doit être arrêté par accord écrit du salarié et de son employeur.
Comment se déroule la formation ?
La formation suivie dans le cadre du DIF se déroule en dehors du temps de travail. Toutefois, une convention ou un accord collectif de branche peut prévoir que l’action de formation aura lieu en partie sur le temps de travail.
Pour les heures de formation effectuées en dehors de son temps de travail, le salarié perçoit, de son employeur, une allocation de formation égale à 50 % de sa rémunération nette de référence. Le salaire horaire de référence pris en compte pour le calcul de cette allocation s’obtient en divisant le total des rémunérations nettes versées au salarié au cours des 12 derniers mois précédant le début de la formation par le nombre total d’heures rémunérées au cours de ces mêmes 12 derniers mois. Des modalités particulières de calcul sont prévues pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours.
⇒ Si la formation a lieu en partie sur le temps de travail, la rémunération du salarié est maintenue normalement pour les heures passées à se former.
⇒ Pendant la durée de sa formation (pendant ou hors temps de travail), le salarié bénéficie de la législation sur les accidents de travail et les maladies professionnelles.
Qui prend en charge les frais de formation ?
Les frais de formation, ainsi que l’allocation de formation, sont à la charge de l’employeur, ce dernier pouvant les imputer sur sa participation au développement de la formation continue.
Que deviennent les droits acquis lors de la rupture du contrat de travail ?
— En cas de licenciement (sauf pour faute grave ou lourde) : le salarié licencié peut demander à bénéficier d’une action de formation, de bilan de compétences ou de validation des acquis de l’expérience (VAE) au titre du crédit d’heures qu’il a acquis dans le cadre du DIF.
Informations issues du site officiel du ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité, sous réserve de modifications ultérieures)
DEMANDEURS D’EMPLOI
Votre conseiller Pôle Emploi peut vous prescrire des actions qualifiantes, diplômantes, de ré-orientation, de bilan de compétence ou de Validation d’Acquis d’Expérience, dans le cadre de votre PPAE (Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi)
C’est à lui de vous informer de vos possibilités.
Plus d’informations
Pour mieux vous aider nous vous présentons quelques exemples d’aides à la formation :
Portabilité du DIF : La portabilité du DIF s’applique à toute rupture de contrat de travail postérieure au 26/11/10.
Plus d’informations ici
et sur le site de notre Université
AREF : Votre conseiller peut vous prescrire une formation dans le cadre de votre PPAE et vous bénéficierez de l’Aide au retour à l’emploi-formation (Aref) Plus d’informations
RFPE : cette rémunération formation de Pôle emploi concerne les personnes qui suivent une formation préalable au recrutement (AFPR) ou une formation conventionnée par Pôle Emploi
AFPR : les employeurs peuvent bénéficier de l’Action de Formation Préalable au Recrutement pour vous embaucher à l’issu de cette formation.
AFAF : Aide au frais associés à la formation : sous certaines conditions, Pôle Emploi peut financer une aide aux frais de transport, d’hébergement dans le cadre d’une formation conventionnée
Si vous n’êtes pas indemnisé au titre de l’ARE rapprochez vous de votre région qui peut vous permettre de suivre une formation qu’elle agrée.
D’autres informations : Formation et orientation, demandeurs d’emploi
CONTRATS de PROFESSIONNALISATION
Le contrat de professionnalisation permet l’acquisition d’une qualifictaion par une formation en alternance associant une formation théorique dans un organisme de formation et une formation pratique en entreprises en relation avec la qualification recherchée.
Préparer un diplôme de l’enseignement supérieur en contrat de professionnalisation, c’est bénéficier d’une formation universitaire et acquérir une qualification professionnelle.
Tous les employeurs assujettis au financement de la formation professionnelle continue peuvent conclure des contrats de professionnalisation, à l’exception de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics à caractère administratif. Les établissements publics industriels et commerciaux et les entreprises d’armement maritime peuvent conclure des contrats de professionnalisation.
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance ; il doit être conclu par écrit pour une durée indéterminée ou une durée déterminée.
Le contrat de professionnalisation s’adresse à tous les jeunes âgées de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d’emplois âgés de 26 ans et plus.
Les salariés en contrat de professionnalisation perçoivent pendant la durée de leur contrat un salaire minimum calculé en fonction de leur âge et de leur niveau de qualification.
L’entreprise qui recrute des salariés en contrat de professionnalisation peut bénéficier de plusieurs avantages (exonération de certaines cotisations patronales, aide forfaitaire du Pôle Emploi prise en charge des frais de formations par l’OPCA etc…)
Plus d’infos sur http://www.travail-solidarite.gouv.fr
TRAVAILLEURS INDEPENDANTS, PROFESSIONS LIBERALES
Les professions libérales, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs ont droit à la Formation Continue. Ils versent directement à l’URSSAF, aux impôts selon les cas, leurs cotisations qui les reverse au fond de gestion de formation dont ils dépendent.
Pour les professions libérales : Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF PL) -
Voir site internet FIF PL
Voir également : URSSAF
INTERMITTENTS du SPECTACLE
Voir le site de l’AFDAS